Immobilier ancien : vers un nouveau record des prix à Paris !

8.800 euros le m2 : C'est le prix que devrait atteindre le prix de l’immobilier ancien dans la capitale l’été prochain, battant ainsi tous les records avec une hausse annuelle de 7%, selon les estimations des notaires. 

            

Les prix dépassent les 10.000 euros le m² dans 7 arrondissements parisiens (1er, 3e, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e). Ils se sont envolés dans les quartiers les plus cossus de la capitale. Les 1er, 4e, 6e, 7e sont même à plus de 11.000 euros le m2 selon les chiffres de la Chambre des notaires de Paris Ile-de-France. Au dernier trimestre 2016, seuls les 6e et 7e dépassaient les 11.000 euros le m2. A l'inverse, seuls 4 arrondissements demeurent en-dessous des 8.000 euros le m2 : les 13e (7.740 euros le m2), 18e (7.580 euros), 19e (6.910 euros, le moins cher de la capitale) et 20e (7.380 euros). Un arrondissement sur deux a enregistré une variation annuelle de prix supérieure à 5% au premier trimestre 2017.

Risque de tension sur les grands appartements

Après avoir connu « une lente érosion pendant trois à quatre ans », et être descendus à 7.880 euros le m2, les prix des appartements sont orientés à la hausse depuis l'été 2015 dans la capitale, et ont ainsi retrouvé au premier trimestre 2017, « en moins de deux ans, leur plus haut » de 2012, commentent les notaires. Les prix sont tirés à la hausse dans la capitale en raison notamment d'un stock très limité de biens à vendre qui fait face à une forte demande.

Les acheteurs sont incités à l'achat dans un contexte de taux de crédit immobiliers bas - bien qu'en lente remontée - et de prix en pente ascendante. « Le nombre d'acquéreurs ne cesse de croître. Nous pensons qu'il devrait rester stable, excepté pour les biens de grande importance où, peut-être en raison du Brexit, il pourrait y avoir un surcroît de demande avec très peu d'offre », a souligné le notaire parisien Thierry Delesalle. « Il y a des risques de tensions sur les 5 pièces, à Paris », a-t-il estimé. Derrière les Italiens qui acquièrent 17% des biens cédés à des étrangers dans la capitale, les Britanniques se classent déjà en deuxième position, en générant 10% de ces transactions. Mais la volonté gouvernementale de concentrer l'ISF sur le seul patrimoine immobilier pourrait inciter les investisseurs à privilégier d'autres placements que la pierre. « Certains propriétaires immobiliers pourraient vendre leur placement, faire des arbitrages et aller sur d'autres actifs. Ce flux devrait alimenter un peu le marché et calmer la hausse des prix, vers 2018-2019 » a anticipé Thierry Delesalle.

Des prix en hausse de 3 % sur un an en France

Cette hausse des prix concerne désormais toute la France. Les logements anciens ont augmenté de 3 % sur un an selon l'indice Notaires-Insee. Selon leurs données la progression enregistrée de janvier à mars, comparé à la même période de l'an dernier, s'amplifie et se révèle plus forte pour les prix des appartements (+3,4%) que pour ceux des maisons (+2,6%).

(Source : Les Echos.fr )