Parole d'expert : Capital

Julien Bouyssou, Chef de service Argent et Placements pour le magazine Capital et Guillaume Chazouillères, Responsable de la rubrique immobilier pour le site Capital.fr, répondent à nos questions :

   

Les prix de l’immobilier sont à nouveau orientés à la hausse, ce mouvement est-il pour autant uniforme ?

" Comme l’a montré le dernier dossier immobilier de Capital, publié en kiosque et sur notre site en septembre, certaines villes sont particulièrement en surchauffe, notamment celles desservies par les nouvelles lignes TGV, à commencer par Bordeaux et Rennes.

A Paris, le prix du mètre carré franchit de trimestre en trimestre de nouveaux records, à 8.790 € en moyenne en juillet (+6,8% sur un an) et sans doute près de 9.100 € d’ici à la fin d’année. Ceci dit, dans les villes de taille moyenne, le marché est plus équilibré et l’heure est plutôt à la stabilité des prix, comme à Cherbourg-Octeville, au Havre, à Orléans, Toulon ou Nîmes. Notons enfin que rares sont les communes qui affichent des tarifs en baisse, comme c’est le cas par exemple à Avignon. "

 

Cette hausse est-elle durable ?

" Tout laisse à penser que l’inflation devrait se poursuivre dans les prochains mois, sur une pente toutefois moins forte. L’évolution des prix dépendra notamment de celle des taux d’intérêts qui, après une légère remontée, se sont désormais stabilisés. Il faudra aussi voir l’effet des réformes en cours, visant à concentrer les aides gouvernementales sur les zones où le manque de logements est criant. C’est ainsi que le prêt à taux zéro, coup de pouce aux primo-accédants, va désormais essentiellement soutenir les prix du neuf dans les très grandes agglomérations comme Paris, Lyon ou Marseille… De même, le dispositif d’investissement locatif Pinel sera dès 2018 recentré sur les zones Abis (Paris et proche banlieue), A (Côte d’Azur, Genevois français, 2ème couronne parisienne, Aix-en-Provence, Aubagne, Lyon, Lille, Marseille ou Montpellier…) et B1(agglomérations de plus de 250.000 habitants). A l’inverse, le PTZ servant à financer des logements dans l’ancien nécessitant de grosses rénovations ne sera plus en vigueur que dans les zones rurales (B2 et C)." 

 

Dans ce contexte, comment être sûr d’acheter au bon prix ?

" D’une manière générale, il faut bien sûr s’informer très précisément sur l’évolution des prix, et la marge de négociation dont on dispose auprès des vendeurs. A cet égard, le dernier numéro de Capital montrait que cette marge se réduisait un peu partout, et pour tous les types de logements. En plus de l’emplacement, il faut désormais veiller à l’état de l’immeuble ou de la maison. La notation énergétique, notamment, influence de plus en plus la valeur à la revente d’une maison ou d’un appartement. Quant aux obligations de rénovation énergétique, elles devraient se renforcer dans les années à venir. Attention dès lors aux mauvaises surprises, notamment dans les résidences des années 1960 et 1970, aux charges déjà lourdes."

 

Retrouvez Guillaume Chazouillères, Responsable de la rubrique immobilier pour le site Capital.fr, lors des conférences suivantes :

 

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