Comment agrandir sa maison en 8 étapes

Vous trouvez votre maison trop petite ? Vous souhaitez plus d’espace sans pour autant déménager ? Agrandir sa maison semble tout indiqué. Mais attention, un projet d’agrandissement ne se fait pas n’importe comment. Il faut suivre des étapes précises pour mener son projet à bon port. On vous explique tout en détail.

Première étape pour agrandir sa maison dans les règles de l’art : bien définir son projet

Agrandir sa maison est une opération permettant de valoriser son patrimoine, mais qui s’avère complexe. Il vous revient de préciser les points suivants :

Quelle destination ?

La réflexion doit porter sur la finalité de l’agrandissement envisagé. S’agit-il :

- D’aménager une chambre ?

- Ou de créer une suite parentale ?

- De créer un espace de travail pour s’orienter vers le télétravail ?

- D’implanter une nouvelle cuisine ?

- Ou encore, de rendre une pièce de vie plus confortable ?

etc.

Pour qui ?

L’espace de vie supplémentaire s’adresse t-il aux parents, aux enfants, à toute la famille ou encore à des invités ? Les personnes peuvent-elles se mouvoir sans difficulté ? Par exemple, envisager un aménagement de combles s’avère délicat s’il s’agit de pallier la perte d’autonomie des résidents. Dans ce cas, une extension de plain-pied sera préférable.

Pour quand ?

Agrandir sa maison est une opération de construction impliquant des délais liés aux travaux et à l’obtention des autorisations administratives adéquates.

De la genèse d’un projet à sa déclaration d’achèvement, il peut s’écouler plus d’une année selon la complexité des travaux envisagés.

Deuxième étape : afficher un budget rénovation réaliste

Lorsqu’on se lance dans l’agrandissement d’une maison, un budget travaux réaliste met le projet sur les rails du succès. Plusieurs paramètres doivent être pris en compte :

Les frais d’étude

Selon la nature de votre projet immobilier, vous devrez sans doute prévoir des frais d’étude substantiels. Quelques exemples : étude de sol, étude structure, étude thermique, etc.

Nature de l’agrandissement

Un agrandissement peut se faire de plusieurs manières :

- Par extension horizontale (une véranda en fait partie) ;

- Via une extension verticale (surélévation de combles par exemple) ;

- Par excavation (en creusant pour créer des pièces supplémentaires) ;

- Ou grâce à un module indépendant à disposer dans votre jardin.

Chaque solution engendre des coûts différents.

Superficie

Plus la surface créée sera importante, plus le coût augmentera.

Complexité technique du projet

Plus le projet de rénovation sera complexe, plus le budget sera conséquent. La complexité peut prendre plusieurs formes. Par exemple, des moyens matériels lourds comme l’obligation de recourir à une grue. Autre exemple, la nature de votre terrain et de votre sol peuvent entraîner la réalisation impérative de fondations bien ancrées. Dans le même registre, la démolition d’éléments existants, avant de pouvoir construire l’extension, sont autant de dépenses que vous ne pourrez pas allouer spécifiquement au nouvel espace.

La création du gros-œuvre

Une surélévation de toitures exige la création d’une nouvelle charpente. Comparé à un simple aménagement de combles, le budget ne sera pas le même.

Type de pièces à créer

Créer une chambre, une pièce d’eau ou une cuisine ne représente évidemment pas le même travail. Les réseaux électriques et d’eau à tirer s’ajouteront au budget agrandissement. En outre, les équipements de salle de bain et de cuisine sont onéreux. Ces postes budgétaires relèvent du second-œuvre et concernent : la plomberie, l’électricité, les cloisons, la peinture, le parquet, le carrelage, la menuiserie, etc.

Choix des matériaux de construction

Des matériaux et des finitions haut de gamme gonfleront la note.

Frais annexes

Un projet d’extension de surface habitable occasionne :

- Des frais de maîtrise d’œuvre ;

- La souscription d’une assurance dommage-ouvrage ;

- Le paiement de la taxe d’aménagement ;

- Le paiement de la redevance d’archéologie préventive.

Pour énoncer une fourchette budgétaire moyenne assez large, comptez 1000 à 4000 € TTC par m² pour une extension.

Troisième étape : solliciter un professionnel

Faire appel à un professionnel constitue un atout indéniable pour votre projet. Si le recours à un architecte n’est pas forcément obligatoire, il est vivement recommandé tant les contraintes techniques et administratives sont nombreuses.

Il est également possible de s’adjoindre les services d’entreprises spécialisées dans l’agrandissement de maisons. Il peut s’agir de constructeurs de maisons qui étoffent leurs services.
Ainsi M. X, de la société Geca Maisons Malet, nous explique ses domaines d’intervention :

« Nous construisons des maisons depuis plus de 50 ans dans la région de Toulouse. Face à l’évolution du marché, la raréfaction du foncier, et les besoins d’amélioration de l’habitat, nous proposons la surélévation et/ou l’extension de maison à nos services. L’intérêt pour un client est de bénéficier de toute notre expertise de constructeur et d’être pris en charge de A à Z par un seul interlocuteur. »

Passer par un professionnel présente plusieurs atouts :

- Une expertise qui permet d’éviter des erreurs coûteuses ;

- Faciliter l’obtention de financement car tout est clairement étudié ;

- Se reposer sur la créativité du professionnel pour composer avec les contraintes de votre terrain ;

- Faciliter les formalités administratives, puisque tout est pris en charge ;

- Exécuter ses travaux dans les règles de l’art ;

- Bénéficier des garanties légales.

Quatrième étape pour agrandir sa maison avec succès : bien étudier les règles d’urbanisme

Afin de réussir l’extension de son habitat, il est impératif de respecter toutes les règles d’urbanisme.

Vérifiez auprès de votre mairie, ou de l’intercommunalité, l’existence d’un Plan Local d’Urbanisme (PLU), anciennement Plan d’Occupation des Sols (POS). Ce document établit toutes les règles de construction à respecter : aspect, matériaux autorisés, hauteur des bâtiments, coloris, distance de retraits, occupation des sols, etc. En plus des contraintes techniques liées aux spécificités de votre terrain, vous devrez composer avec les règles fixées par le PLU.

Certaines communes n’ont pas de PLU. Dans ce cas, c’est le Règlement national d’Urbanisme qui prévaut. Si vous résidez dans une zone protégée ou sauvegardée, la validation par un Architecte des Bâtiments de France est requise.

Cinquième étape : respecter les déclarations administratives

Les règles d’urbanisme sont complexes. En fonction de la zone où se situe votre maison, de la superficie de l’agrandissement, du fait que l’extension soit accolée ou non à la maison, de la superficie totale de la maison après travaux, etc., vous devrez obtenir une autorisation de travaux. Il peut s’agir :

- D’une déclaration préalable de travaux ;

- Ou d’un permis de construire.

Il y a des formalités bien précises à respecter. De plus, le recours à un architecte peut s’avérer obligatoire. En passant par un professionnel, vous mettez toutes les chances de votre côté pour obtenir la précieuse autorisation de travaux.

Vous devrez également déclarer les nouvelles surfaces créées auprès du service des Impôts en vue d’ajuster le calcul de l’imposition locale.

Sixième étape : tenir compte de votre voisinage

Sitôt précisé votre projet d’agrandissement, pensez à consulter vos voisins afin de les tenir informés. Connaître les intentions de vos voisins vous permettra d’éviter un Trouble Anormal de Voisinage (TAV).

Même si vous obtenez toutes les autorisations administratives et que votre construction respecte toutes les règles d’urbanisme, elle peut causer un TAV. Le préjudice peut prendre différentes formes : perte d’ensoleillement, perte de vue, perte d’intimité, etc.

Un voisin peut agir après la construction de votre extension. La prescription est variable selon sa qualification juridique.

Afin de minimiser le risque de recours d’un voisin, il est important de s’entourer de professionnels. Dès la conception de votre extension, il doit anticiper et évaluer le risque de TAV et rédiger une étude parfaitement documentée. La consultation d’un avocat est également recommandée afin de prendre une décision éclairée.

Septième étape : bien choisir ses matériaux

Le choix des matériaux de construction est primordial pour réussir le projet d’extension de son habitat. Chacun possède ses qualités intrinsèques. Comme vous pouvez être soumis, partiellement ou totalement, au respect de la norme RT 2012 pour votre agrandissement, ne négligez cette étape sous aucun prétexte.

Qu’il s’agisse d’une extension en bois, parpaing, brique, verre ou béton cellulaire, pensez à étudier toutes les incidences du choix du matériau. Mot d’ordre : ne focalisez par uniquement sur le prix.

Par exemple, le bois étant plus léger que la maçonnerie traditionnelle, il peut vous épargner de coûteux travaux de fondations. Et ce n’est pas le seul atout du bois. M. X de Renov Evolution, société spécialisée dans les extensions en bois, précise « le bois est un matériau durable qui permet une grande modularité, et dans le cas d’une conception en usine divise par deux les temps de réalisation de chantier par rapport à une maçonnerie classique. De plus, ses qualités thermiques sont idéales pour le respect de la norme RT 2012. »

Huitième étape : inclure l’extension dans un projet global

Agrandir sa maison est un projet d’envergure. Il doit s’insérer dans une réflexion globale de votre aménagement intérieur. C’est sans doute l’opportunité de mener des travaux de rénovation plus importants pour apporter plus de confort à votre habitation, notamment sur le plan thermique.

Conclusion

Agrandir sa maison nécessite une profonde réflexion. Accompagnement par un professionnel, réglementation, budget, etc. tout doit être savamment préparé et passé au peigne fin. Pour être sûr d’aborder votre projet d’extension sous le bon angle, venez nous rendre visite. Vous pourrez rencontrer différents experts et recueillir leurs premiers conseils.