RENE BASTARDY GERANT DE L’ENSEIGNE INDEPENDANTE DE COURTAGE TOULOUSE CREDIT

Que s'est-il passé sur le secteur du courtage ces derniers mois ?

René Bastardy, gérant de l'enseigne indépendante de courtage Toulouse Crédit nous livre son analyse.

Quoi de nouveau depuis le dernier Salon de septembre 2019 ?

René Bastardy, Gérant de l’enseigne indépendante de courtage Toulouse Crédit

Pas grand-chose au niveau des taux qui malgré quelques à-coups sont toujours très bas On emprunte toujours, dès lors que l’on se situe dans des tranches de revenus hautes, voire très hautes aux alentours de 1% hors assurance sur 25 ans. Pour rappel, j’ai animé une conférence débat sur le thème ‘comment choisir son courtier’ il y a quelques années. Un prêt, c’est toujours un taux, une garantie, une assurance, un amortissement immédiat dans les banques qui le proposent et les clients qui peuvent l’assumer sur de la construction notamment. La manière dont on emprunte et dont on s’assure peut représenter pour un jeune, cadre, non-fumeur et sédentaire, 0.50% de moins que ce qui est affiché par le seul  TAUX. Le crédit a toujours été un acte de conseil, enfin, c’est la manière dont nous le percevons chez nous, y compris sur le salon de l’immobilier, et donc celui du Week end du 1er octobre, symbole du renouveau.

Ce qui a changé et de manière drastique, c’est l’imposition faite aux banques sous peine de sanction par le Haut Conseil de stabilité financière de ne plus prêter au-delà d’une durée maximale de 27 ans, précédemment 25 ans (restait un établissement bancaire qui faisait du 30 ans jusqu’à l’an passé), et à un taux maximum d’endettement de 35% assurance comprise.
Cela a d’abord complexifié le montage de la plupart des dossiers de constructions, notamment dans certains établissements dont l’offre était accompagnée d’une franchise de 36 mois, désormais 24 mois (tous ne sont pas sur la même longueur d’onde) ou un prêt qui se faisait sur 25 ans était passé sur 22 ans, ce qui changeait la charge mensuelle et donc l’endettement, rendant parfois le montage impossible. Nous sommes désormais revenus dans ces établissements à 25 ans avec une période de différé de 12 ou de 24 mois.
Soucieux du détail, nous avons digéré tous ces changements comme en témoignent les avis publiés sur Google et Facebook en tête des acteurs du courtage toulousain. J’invite les intéressés(es) à les parcourir, ainsi que les réponses puisqu’un retour personnel est rédigé à chaque avis. Aussi parce que tout se note aujourd’hui, et c’est très bien.

Quelles ont été les conséquences de la COVID sur votre activité ?

Une forte baisse de production les 3 derniers trimestres de 2020, des reports de passage d’actes, car les notaires n’étaient pas toujours équipés en termes de signature électronique, et donc par conséquences des retards d’encaissements puisque nous ne facturons qu’après la signature chez le notaire ou le déblocage des fonds conformément à la loi MURCEF du 11/12/2001(aucun versement de quelque nature que ce soit ne peut être exigé avant l’obtention d’un ou plusieurs prêts d’argent).
Ajoutez à cela la baisse de moitié, parfois de 60%, dans certains cas réduite à 0% des commissions bancaires, cela nous a forcé à trouver des solutions propres à chaque structure, notamment en termes de diversification et d’exploration d’autres méthodes (apprentissage du travail régulier en VISIO) ainsi que d’autres horizons.
Pour ce qui me concerne et puisque titulaire de la Carte de transaction immobilière,  j’ai opté notamment chez les jeunes pour des calculs dans le neuf (afin de comparer) plutôt que de me limiter à l’ancien puisque le prêt à Taux 0 est reconduit jusque fin 2022.
Nous avons aussi une proposition immobilière sur l’Espagne et maîtrisons pour résidents et non-résidents le financement, y compris donc le financement depuis la France, mais aussi auprès des banques espagnoles.
Courtier indépendant, nous devons donc peser dans les banques régionales et nous ouvrons des bureaux sur Albi, Castres, Montauban, Gascogne et Ariège.

Il faut donc désormais à mettre en pratique. En changeant d’équipe, j’ai sauvegardé mes principes et ma vision. Quoiqu’atteint par les trimestres m’autorisant un départ mérité en retraite, je rempile avec tous ses projets. Aussi parce que tous me poussent derrière.